Guide et conseils pour organiser avec succès son tour du monde

Tour du monde ? C’est tout simplement le périple ultime, un moment d’évasion où tout est possible, mais qui requiert une bonne organisation. C’est l’expérience parfaite pour les voyageurs désireux de découvrir les multiples facettes de

Tour du monde ? C’est tout simplement le périple ultime, un moment d’évasion où tout est possible, mais qui requiert une bonne organisation. C’est l’expérience parfaite pour les voyageurs désireux de découvrir les multiples facettes de cette belle et merveilleuse planète. En revanche, en tant que projet de voyage de grande envergure, sa préparation pourrait se révéler assez complexe. Du coup, voici un petit guide riche en conseils pratiques pour aider les «globe-trotters» à se lancer facilement dans cette belle aventure.

Tour du monde, par où commencer ?

Le moyen le plus économique pour faire le tour du monde est de tout préparer à l’avance. Côté transport, maintenant que toutes les compagnies aériennes prônent pour la politique d’open sky, il serait préférable d’opter pour l’achat d’un billet RTW (Round the World) via une alliance inter-air. En général, ce type de billet permet de traverser tous les itinéraires, mais son système de réservation est assez particulier. Cette alliance peut regrouper jusqu’à 30 compagnies aériennes de différents pays, de quoi effectuer plusieurs escales sur des milliers d’aéroports présents dans une bonne centaine de pays. Évidemment, pour que tout se passe sans encombre, le trajet doit être déterminé à l’avance. C’est un circuit fermé sur lequel aucun retour en arrière n’est possible.

Pour que le voyage n’engendre pas de frais supplémentaires, le moyen de paiement utilisé doit permettre d’effectuer des retraits gratuits quasiment partout. À ce propos d’ailleurs, beaucoup de banques françaises ont créé des partenariats avec des banques étrangères afin de proposer à leurs clients des cartes bleues valables à l’international, c’est-à-dire des cartes bancaires dédiées aux voyageurs. Par ailleurs, ces derniers peuvent s’en passer en achetant de la devise locale une fois sur place. Ce n’est pas tout, étant donné qu’un tour du monde est un déplacement d’une assez longue durée, il est conseillé de bien maîtriser les risques en souscrivant une assurance-santé valable à l’étranger ainsi qu’une assurance rapatriement en cas de problème grave. Avant de partir, certains voyageurs décident même de faire un petit tour chez le médecin pour s’assurer que tout va bien et pour demander si, éventuellement, des vaccins pourraient être utiles.

La durée du voyage

En effectuant un vol continu, il est possible de boucler son tour du monde en une semaine. En tout cas, Phileas Fogg l’a fait en 80 jours. Mais comme évoqué précédemment, l’achat d’un billet RTW est une solution bien adaptée aux besoins des « tourdumondistes ». Oui, la durée maximale de ce type d’offre est généralement de un an, ce qui est vraiment approprié pour les plus aventureux. D’ailleurs, réaliser un tel périple demande du temps. Donc, mieux vaut cumuler ses disponibilités, voire prendre un congé sabbatique pour pouvoir partir pendant au moins trois ou six mois.

Il faut le reconnaître, six mois pour un tour du monde, c’est assez court. En fait, en plus du budget, la durée du voyage dépend également de la complexité des formalités administratives (plus l’itinéraire est long et plus les procédures sont fastidieuses, ce qui nécessite l’appui d’un professionnel). Actuellement, le format de voyage le plus souvent plébiscité est d’une durée d’un an. Le fait est que cela correspond plus ou moins à un Permis vacances travail. En plus, cette durée n’est ni trop courte ni trop longue. En l’espace d’un an, il est possible d’explorer 10 à 15 pays dans deux ou trois continents différents. Bref, c’est presque insignifiant lorsque l’on sait qu’il y a plus de 200 pays recensés dans le monde.

Comment financer son tour du monde ?

Tous les moyens sont bons pour financer son tour du monde, mais la première et la plus simple des solutions, c’est l’épargne. Certes, cela demandera de la patience et du sacrifice, mais avec suffisamment de motivation, le voyageur sera surpris de voir le rythme avec lequel il a pu mettre de l’argent de côté pour goûter à cette expérience inédite. Pour y arriver, il suffit d’éviter les superflues de son quotidien, de mettre de l’ordre dans ses dépenses et de réduire les « extras » comme les sorties fréquentes entre amis, les restaurants, les abonnements de loisir,  etc. Pour un tour du monde destiné à être posté sur Internet, le sponsoring pourrait s’avérer être une solution de financement adéquate. Oui, à l’heure du numérique, plusieurs marques cherchent aujourd’hui des partenaires pour lancer leurs divers équipements spéciaux dédiés au voyage sur la toile. Pour dénicher le meilleur contrat, il faut quand même que le concept sur lequel repose le projet soit attractif et qu’il bénéficie d’une bonne visibilité. Par exemple, les adeptes de sport, de gastronomie ou toutes autres activités passionnantes peuvent élaborer une vidéo montrant l’intérêt de leur projet de voyage. Autrement dit, une aventure qui donne envie de suivre sur le Net.

En fonction de l’objectif du tour du monde, il est également possible de se tourner vers les organisations spécialisées dans l’octroi de bourse de voyage. Effectivement, bon nombre de bourses, à savoir Zallidja, Millet, AVI international, Expé, Déclics Jeunes de la Fondation de France…offrent des opportunités de financement partiel ou intégral. Mais pour pouvoir en profiter, il faut que le projet soit en phase avec la mission que l’entité d’appui s’est fixée. Il y a également des conditions d’obtention à respecter (limites d’âge, date de dépôt de dossier, durée du voyage, etc.). Une autre manière de financer son tour du monde : travailler tout en voyageant. Justement, le Visa Vacances Travail (PVT) permet d’obtenir un boulot à mi-temps dans un pays partenaire. D’autres pratiques comme le « woofing » permettent également de travailler en échange d’un hébergement complet.

Le choix de destinations

Les billets RTW permettent de relier certaines grandes villes comme Londres, Singapour, Sydney, Bangkok, New York, Beijing, etc. En tout cas, grâce à d’autres moyens de transport, il est désormais possible d’enchaîner d’autres destinations plus originales et plus exotiques telles que Kinshasa, Brésil, Madagascar, Afrique du Sud, et bien d’autres encore. Il est vrai que dans cette option, les tarifs seront nettement plus élevés, mais avec toutes les possibilités de découverte qu’il est possible de faire, c’est un déplacement qui en vaut la peine. À noter que pour un tour du monde organisé, le coût total du billet varie avec la distance parcourue et/ou le nombre de pays à visiter.

En plus, il n’est pas obligatoire d’aller d’un point à un autre : le voyageur peut atterrir dans une ville puis poursuivre sa route par voie terrestre avant de redécoller à nouveau. L’important c’est de prendre plaisir des temps forts et d’enrichir son souvenir des images inédites. C’est par exemple le cas des amateurs de randonnée qui n’hésitent pas à combiner un itinéraire en trail reliant Pérou, Nouvelle-Zélande, Népal, Brésil, Australie et Inde pour en prendre plein la vue.